Accepter notre humanitude dans nos pratiques sportives

Essai – © Fred Brigaud

L’humanitude, qui est encore un néologisme, se réfère ici au fait que dans un souci de survie et de santé nous ne pouvons ignorer ce que nous sommes. C’est comprendre, respecter et employer à bon escient ce qui nous régit et accepter nos limites. Mais qu’en est-il dans nos pratiques sportives actuelles ?

Le mythe du progrès

Dans notre société, nombre d’éléments qui étaient à l’origine une source de liberté sont devenus progressivement une nécessité puis une contrainte comme l’exprime Olivier Rey : ‘’Autrefois, […] la plupart des hommes n’avaient pas besoin, pour répondre à toutes les nécessités de l’existence, d’un autre mode de transport que la marche ; aujourd’hui les hommes qui ne peuvent compter que sur leurs jambes se trouvent pour la plupart en très mauvaise posture. Lorsque l’automobile paraît, le message est : « Maintenant grâce à la voiture, tu peux aller beaucoup plus loin qu’à pied » ; un siècle plus tard, il faut dire : « Maintenant, tu dois aller beaucoup plus loin qu’à pied, et tu as donc besoin d’une voiture. » C’est un mouvement général, qui détruit les moyens qu’ont les êtres humains de subvenir par eux-mêmes à leur besoin, et les oblige à passer par des objets ou des services qu’ils achètent.’’

Une citation que nous pouvons paraphraser ainsi, ‘’Grâce aux chaussures, tu peux courir des distances plus importantes que pieds nus. Maintenant tu dois courir beaucoup plus longtemps pour être dans la norme, et tu as donc besoin de chaussures plus épaisses’’. Les formats actuels de course sont inadaptés à ce que peuvent produire la majorité des coureurs amateurs.

Obnubilés par la distance et le temps, et n’ayant pas matériellement le temps de s’entrainer suffisamment pour construire une architecture et une technique adaptée, ils s’attèlent à reproduire des plans d’entrainement sur 10 semaines trouvés dans des magazines de running ou de Trail dans l’espoir de tenir la distance et s’achètent des chaussures épaisses pour protéger davantage leurs pieds et ainsi tenter de pallier localement leurs faiblesses généralisées. Des chaussures qui leur donnent l’illusion de pouvoir courir de telles distances. Sans forcément avoir conscience que le pied est le seul élément en contact direct avec le sol et qu’il nous renseigne à chaque foulée sur la nature du terrain, sur la qualité de notre gestuelle et de son évolution, pour nous permettre d’ajuster notre locomotion dans un souci de préservation du corps et d’efficacité. Et qu’en emmitouflant notre pied dans une chaussure nous perdons cette faculté. Sans avoir conscience non plus que la gestuelle s’en trouve modifiée tout comme la façon dont circulent et se répartissent les contraintes au sein du corps.

Il n’est pas utile d’avoir fait Saint-Cyr pour percevoir que la façon dont les chaussures de running sont conçues influence directement notre foulée, change notre manière de courir (technique de prise d’appui, longueur de la foulée, cadence, qualité de l’amortissement,… ), pour peu que nous n’agissions avec conscience pour en contrer les effets, et par conséquence modèle différemment notre architecture, et modifie son équilibre. Ainsi, le volume des masses musculaires, la densité osseuse et la résistance des tendons, pour ne citer que ces éléments, changent selon le matériel porté. Les chaussures nous orientent et nous restreignent dans un patron de course artificiel, nous amenant à devenir totalement dépendant de celles-ci.

Un remaniement perpétuel en fonction de notre mode de vie

La biomécanique du pied et la résistance des différents éléments anatomiques qui le constitue déterminent le type et le niveau de contraintes qu’il est en mesure de supporter. Ses possibilités sont donc limitées. Cependant, il existe pour un même individu une part variable adaptative dépendante du degré de sollicitation au quotidien. Cette capacité d’adaptation du corps face à ‘’l’entrainement’’ permet à l’organisme de résister progressivement à des contraintes mécaniques plus élevées et de s’approcher de son meilleur potentiel. Ainsi, la résistance intrinsèque de notre architecture s’ajuste en permanence aux contraintes auxquelles elle est soumise. Une lente adaptation du corps qui s’effectue sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Une adaptation qui est de fait très loin d’être instantanée et qui ne nous permet pas de surcharger brutalement notre architecture en augmentant fortement notre entrainement (durée, fréquence, intensité) par exemple, ou encore en changeant radicalement de milieu ou d’activité au risque de nous blesser. Ainsi un même pied, en fonction du temps et du type de sollicitation auquel il est soumis, sera, dans une même situation, plus ou moins résistant et adapté. Nous ne repoussons pas nos limites mais tentons seulement d’atteindre notre meilleur potentiel dont les limites sont infranchissables si ce n’est au péril de notre homéostasie.

Rien n’est acquis

Une sollicitation accrue de l’organisme (fréquence, intensité et durée des activités physiques) augmente son potentiel, mais seule la régularité de l’entrainement nous permet de maintenir celui-ci à un tel niveau au risque de perdre ce qui a été durement acquis. Retenons que le corps ne s’encombre pas de ce qui est superflu ; à l’image des fontes musculaires qui surviennent rapidement quelques semaines après l’arrêt d’une activité physique. Un phénomène encore plus marqué lorsqu’un membre est immobilisé par le port d’un plâtre, la fonte musculaire survenant seulement en quelques jours. La résistance de notre corps est ainsi en perpétuel remaniement et dépendante du milieu et des activités que nous pratiquons.

Notons également que plus le corps est fort, puissant et résistant, plus le coût énergétique pour entretenir une telle ‘’machinerie’’ est important. Dès lors, il devient évident que pour la survie de l’organisme il ne serait pas viable de s’encombrer d’une masse musculaire et d’une densité osseuse superflues et inadaptées à un milieu et des habitudes de vie moins contraignantes. Si ce n’était pas le cas, l’excès de dépense énergétique inhérent au fonctionnement de cette machinerie risquerait de mettre en péril sa survie. Cette adaptabilité du corps dans les deux sens est un réel avantage évolutif lorsque le milieu et l’activité sont stables ou évoluent lentement dans le temps. Cependant, actuellement, notre mode vie et notre façon de pratiquer nos activités physiques et sportives ne sont pas en adéquation avec ce mode de fonctionnement.

Nous sommes devenus majoritairement sédentaires, marchant très peu et ne courant qu’occasionnellement. De fait, le niveau de condition physique que nous essayons de maintenir par une pratique sportive régulière se ‘’désagrège’’ dans un quotidien qui se résume trop souvent à être assis devant un ordinateur et à marcher à peine 3000 pas par jour. Une telle dissonance entre nos envies, nos pratiques sportives et notre quotidien nous dessert. Elle nous amène à tenter de contrebalancer les effets de cette sédentarité par un développement ‘’artificiel’’ de notre condition physique au travers d’entrainements qui ‘’maximisent’’ les processus naturels et le port de chaussures qui pallient vainement certaines faiblesses. Un cercle vicieux dans lequel s’engouffre tout un monde pour tenter de courir des formats de course inappropriés que seule une élite qui en a fait son métier et son mode de vie est en mesure de parcourir sans que cela ne soit trop délétère.

Nous marchons sur la tête

Il est intéressant pour comprendre ce phénomène de prendre en exemple le corps que requière actuellement la pratique du rugby et du ski alpin à haut niveau. Deux disciplines sportives qui, compte tenu de leur évolution dans leur pratique ces quinze dernières années, nécessitent aujourd’hui de posséder un tout autre gabarit qui ne s’obtient que par une transformation morphologique ‘’artificielle’’ du corps des athlètes.

En raison de la majoration des contraintes mécaniques que ces sportifs doivent supporter, des contacts plus violents dans le rugby, des skis et des tracés plus contraignants dans le ski alpin, les athlètes sont obligés d’incorporer d’importantes séances de renforcement musculaire dans leur temps d’entrainement. Des séances qu’ils effectuent chaque semaine pour parvenir à se maintenir artificiellement à un niveau physique nettement plus élevé. Il y a là un problème majeur qu’il serait temps de pointer du doigt. La façon dont le sport est pratiqué et les contraintes qui en découlent requièrent des capacités physiques qui ne peuvent être obtenues et maintenues qu’artificiellement. Artificiellement puisque la simple pratique sportive ne leur permet pas de construire un corps suffisamment solide. Nous tendons progressivement vers une pratique sportive proche de celle du football américain où le spectacle prend le dessus et occulte les limites de nos organismes, comme en témoigne l’apparition d’encéphalopathie traumatique chronique (ECT) due à l’accumulation dans le temps des chocs à la tête que le port de casque ne prévient pas. ECT qui s’accompagne de dégénérescence cérébrale allant du trouble de l’humeur à la démence. De fait, le sport ainsi pratiqué n’ayant plus une dimension humaine mais spectaculaire peut-il encore avoir une valeur éducative dans notre société ? L’activité physique est censée être bénéfique, alors qu’ainsi pratiquée elle nuit à l’organisme et nous fait perdre notre relation au corps et à son mode de fonctionnement.

L’influence du milieu ou comment le corps se construit dans le temps par la force des choses

Prenons le cas de Mira Raï, coureuse Trail Népalaise,  sa gestuelle et son corps se sont progressivement construits pour répondre aux contraintes du milieu dans lequel elle vivait enfant. Ainsi, en 2015, lorsque nous nous rencontrons, elle court et marche avant-pied sans en avoir conscience. Elle a développé naturellement ces automatismes, ce qui n’a rien de surprenant lorsque l’on sait qu’elle a vécu pieds nus jusqu’à l’âge de 12/13 ans et que depuis l’âge de 10 ans et probablement même avant, comme elle nous en avait fait part, elle participait à l’approvisionnement de son village (nourriture, eau, herbe pour le bétail,…) en se rendant une fois par semaine à un marché situé à 5 heures de marche de là où elle vivait. Une marche en montagne, pieds nus, sur un sentier technique en pierre avec pas moins de 2000 mètres de dénivelé positif et un portage fluctuant entre 10 et 15kg. 5 heures de marche à l’aller, 5 heures de marche au retour. Si vous tentez l’expérience pieds nus, ne serait-ce que sur un kilomètre, il est probable que consciemment ou non vous chercherez à limiter les contraintes à chaque pas en faisant évoluer votre technique de marche que ce soit sur du plat, en montée ou en descente.

Son corps et sa technique se sont progressivement façonnés sur plusieurs années pour répondre aux contraintes naturelles et socioculturelles du milieu dans lequel elle vivait. Aujourd’hui les coureurs amateurs souhaitent courir de longues distances du jour au lendemain alors que celles-ci demandent des années de pratique pour construire un corps et une technique adaptés. Il y a des raccourcis qu’il n’est pas possible de prendre sans en payer le prix un jour où l’autre à quelques exceptions près.

Alors aujourd’hui, pour pouvoir courir de telles distances, les traileurs sont obligés de porter des chaussures plus épaisses tout en devenant dépendants de celles-ci. Plus les chaussures sont amortissantes,  plus elles nous autorisent momentanément un large éventail de gestuelles. Des gestuelles qui ne sont pas ou peu viables pieds nus. Un matériel porté essentiellement pour le confort et l’absence de perception des contraintes. Cependant, ce n’est qu’un leurre car une fois que nous avons mis le doigt dans un tel engrenage et construit nos entrainements, nos sorties, avec ce type de matériel, il n’est plus possible de faire sans, ou alors ce n’est qu’en recommençant tout à zéro ou presque. C’est se bercer d’illusion et oublier notre humanitude.

Que retenir
  • Aujourd’hui la façon dont le sport est pratiqué et les contraintes qui en découlent requièrent des capacités physiques qui ne peuvent être obtenues et maintenues qu’artificiellement.
  • Le sport ainsi pratiqué n’ayant plus une dimension humaine mais spectaculaire peut-il encore avoir une valeur éducative dans notre société ?
  • Respectons notre humanitude.
Références
  1. On est foutu on pense trop, Conférence de Serge Marquis organisée par l’Université de Nantes et les artisans du changement. L’auteur de cette conférence évoque le concept d’humanitude en citant notamment l’attitude de Bernard Noyer (Alpiniste) lors de l’une de ses ascensions de l’Everest qui sait accepter ses limites et renoncer à une ascension alors qu’il se trouvait proche du sommet dans un souci de survie alors que nombre d’alpinistes ont péri dans une situation semblable, le désir prenant le pas sur la raison.
  2. Leurre et malheur du transhumanisme, Olivier Rey, ed DDB, p59, 2018.
  3. « Mira Rai, l’Ultra-Traileuse Népalaise à la démarche avant-pied douce et feutrée», L’influence du milieu. Frédéric Brigaud, Ultramag.fr, Juin 2015
  4. Seul contre tous, réalisé par Peter Landsman, 2015
  5. Long-term consequences of reccurent sports concussion, Decq P, et al. Acta Neurochir (Wein) 2016.
Pour aller plus loin
FORMATION

La place de la posture dans la pratique du ski alpin

Magazine Entraineur du ski alpin – hors série juin 2017
Par Frédéric Brigaud – Extrait

La fonction posturale, un thème extrêmement vaste que l’on peut aborder de mille et une façons. Dès lors, je vous propose cet axe de réflexion : Est-ce qu’un défaut de posture impacte plus fortement le corps que l’on pratique le ski alpin ou la course à pied ?

La posture, un système complexe mais évolutif

Comment vous tenez-vous pour lire cet article ? Comment s’organise les différents segments qui composent votre corps ? Si vous êtes assis, comment se répartit la pression sous vos fesses ? Où se localise la pression dans votre dos ? Quelle est la hauteur de vos épaules ? Est-ce symétrique ou asymétrique ? Par ailleurs, n’avez-vous pas remarqué que nous avons tendance à adopter toujours la même posture ? Une posture qui est la conséquence de nos apprentissages, de nos blessures, des sports que nous avons pratiqués, du cadre familial dans lequel nous avons évolué,… Continuer la lecture de « La place de la posture dans la pratique du ski alpin »

Prévention – Corriger le pied sans semelle

Entretien réalisé par Jean Daugignon
L’entraineur du ski alpin n°93 – mars 2015

Frédéric BRIGAUD, dont nous avons apprécié l’intervention lors de colloques organisés par l’AFESA , vient de publier un nouvel ouvrage “Corriger le pied sans semelle”. Il nous a paru intéressant de lui demander pourquoi et comment cette correction pouvait être utilisée par les skieurs de compétition.

Jean DAUDIGNON : Dans votre ouvrage vous abordez une nouvelle conception du fonctionnement du pied, est-elle utilisable par le skieur de compétition ?

Frédéric BRIGAUD : Au premier abord, le pied étant maintenu dans la chaussure de ski, pour ne pas dire emprisonné, sans possibilité de mouvement, nous pourrions effectivement croire que cela ne concerne pas le skieur de compétition. Bien au contraire, comme je l’évoquais dans un précédent article au sein de votre magazine (Diminuer le risque d’entorse consécutif à la pratique du ski alpin, Avril 2012) la chaussure de ski est semblable à une orthèse rigidifiant/bloquant/limitant certains mouvements Continuer la lecture de « Prévention – Corriger le pied sans semelle »

Agir ou laisser faire le hazard

Par Frédéric Brigaud.
Ultramag – Oct/Nov 2014
TECHNIQUE – COURSE À PIED | TRAVAILLER LE GESTE TECHNIQUE
ATTEINDRE LA PERFECTION DU GESTE, JUSQU’À CE QU’IL DEVIENNE AUTOMATIQUE, S’APPREND ; EN LAISSANT DE CÔTÉ CETTE PARTIE DE L’ENTRAÎNEMENT, ET CE QUEL QUE SOIT LE SPORT PRATIQUÉ, ON RISQUE DE NE JAMAIS ATTEINDRE LE MAXIMUM DE SES CAPACITÉS.

Je cours, je prends appui et je frappe dans le ballon… But ! Sourire aux lèvres, je me retourne vers mon équipe et je jette un regard vers le public, cherchant des yeux mes parents, fier d’avoir marqué ce but décisif. J’ai 15 ans, je suis dans un centre de formation et je travaille dur. La semaine dernière, j’ai frappé pas moins de 100 coups francs en entraînement, le même geste répété des milliers de fois depuis 3 ans, et qui me permet aujourd’hui d’être très précis…

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Course à pied avant pied et prévention des entorses dans la pratique du ski

Par Fred Brigaud
L’entraîneur ski alpin n°86, Juin 2013

La rupture du LCA dans la pratique du ski alpin est malheureusement un fait trop courant. De nombreuses études ont mis en évidence toute l’importance du rapport de puissance entre le quadriceps et les ischio-jambiers et la nécessité de mettre en place une préparation physique adaptée pour s’assurer d’une juste répartition à ce niveau. D’autre part, dans un précédent article [Fred Brigaud, Diminuer le risque d’entorse consécutif à la pratique du ski alpin, L’entraineur du ski alpin n°81, Mars 2012], Continuer la lecture de « Course à pied avant pied et prévention des entorses dans la pratique du ski »

Diminuer le risque d’entorse consécutif à la pratique du ski alpin

Par Frédéric Brigaud
| L’ENTRAINEUR DE SKI ALPIN” – N° 81 | Mars 2012 |
 Nous devrions considérer la chaussure de ski comme une orthèse

Je souhaiterais mettre en avant les conséquences biomécaniques du port de la chaussure de ski sur la stabilité de la cheville. Vous n’êtes pas sans savoir que la pratique du ski alpin nécessite de bloquer le pied, la cheville et la partie inférieure de la jambe dans une chaussure rigide. Les seuls mouvements possibles mais limités au sein de cette chaussure lorsque celle-ci est serrée sont de légers mouvements de flexion/extension de la cheville. Continuer la lecture de « Diminuer le risque d’entorse consécutif à la pratique du ski alpin »

Entrainement et référentiels posturaux

| L’entraineur ski alpin n°80
| Décembre 2011

Extrait « …Nous n’avons pas conscience du niveau  »d’usure » de nos articulations et de la vitesse à laquelle on les altère. Ce n’est qu’à partir d’un certain degré d’altération que l’information devient consciente, vous signalant que l’utilisation de l’articulation concernée doit être limitée. Seulement à partir de ce moment là, l’atteinte structurelle est irrémédiable. En l’état actuel de la médecine il n’y a pas de retour en arrière possible et elle propose seulement des palliatifs allant de l’injection de gel à la pose de prothèse. Continuer la lecture de « Entrainement et référentiels posturaux »

Prévention des ruptures du ligament croisé et des entorses du genou

Par Fred Brigaud
L’ENTRAINEUR DU SKI ALPIN N° 78 | Juillet 2011 |

Prévention des ruptures du ligament croisé et des entorses du genou, limiter l’apparition du phénomène de torsion du genou.
La rupture du ligament croisé et les entorses du genou sont des traumatismes fréquents dans la pratique du ski alpin de compétition. Les chirurgiens et autres biomécaniciens ont su mettre en évidence les mécanismes pouvant entraîner une rupture du ligament croisé antérieur. Le plus courant est sans doute la flexion/torsion du genou. Il faut considérer cela comme un mouvement et non une posture, le genou est entraîné à l’intérieur d’un axe formé par la hanche et la cheville associé à une torsion de celui-ci, c’est-à-dire que le fémur tourne dans un sens pendant que le tibia tourne dans l’autre. Continuer la lecture de « Prévention des ruptures du ligament croisé et des entorses du genou »