Ces usures qui en disent tant sur notre foulée !

Nombre de coureurs passant à une foulée avant-pied usent fortement le bord antéro-externe de leur chaussure de running sans forcément savoir si c’est adapté ou non, et s’il est possible d’agir ? Un tel défaut technique génère des instabilités, sollicite excessivement le système musculaire stabilisateur ainsi que le bord externe du pied, avec un risque de fracture de fatigue à ce niveau.

Le comment du pourquoi

Quelle que soit la technique de prise d’appui lors de la marche ou de la course, le principal releveur du pied qui n’est autre que le muscle tibial antérieur s’actionne. En raison de son insertion sur le bord interne du pied, au niveau de la première colonne (premier cunéiforme et base du premier métatarsien), la flexion de la cheville s’accompagne d’une légère inversion du pied. Le pied se réaxe par rapport au tibia, voire s’inverse (la pointe de pied s’oriente vers l’intérieur) en fonction de l’équilibre entre les muscles inverseurs (tibial antérieur et postérieur) et éverseurs (court et long fibulaire). Cette combinaison de mouvements, flexion de la cheville et inversion du pied (mouvement qui s’effectue au sein de l’articulation talo-calcanéo-naviculaire), a pour conséquence de présenter chez le marcheur ou le coureur talon possédant une foulée dite universelle (c’est-à-dire un pied équilibré, ni pronateur, ni supinateur) le quadrant postéro-externe du talon lors de la prise d’appui.

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Exercices de rééducation EAD pour le pied utilisés en Kinésithérapie

La rééducation fonctionnelle suite à une entorse, le traitement de l’instabilité chronique de la cheville (ICC), un pied plat pronateur,… ou encore la prévention des entorses passent par l’équilibration et le renforcement du pied, sa capacité à se gainer mais également sa souplesse. Retrouvez les différents exercices sous forme de tutoriel sur la Playlist Youtube de Corriger le pied sans semelle, nouvelle édition (2019). Inscrivez-vous à la newsletter (en bas de page), d’autres exercices sont à venir ainsi qu’une e-formation.

Exercice d’assouplissement du pied en appui ”Exercice de Samba”
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L’amorti, facteur déclenchant de l’essuie-glace ?

Retour sur un cas en plein confinement

Marc*, la quarantaine, court avec une foulée avant-pied dite naturelle, et des chaussures de type barefoot (sans drop, sans amorti, respectant l’anatomie et la biomécanique du pied) depuis plus de dix ans, à raison de trois à quatre sorties par semaine, d’une durée moyenne de 40 minutes par sortie, alternant routes et chemins. Ne pouvant courir en extérieur durant cette période de confinement en raison des mesures sanitaires prises par le pays dans lequel il vit, il se met à utiliser de façon régulière un tapis de course dont il ne se servait que très rarement, trois à quatre fois dans l’année lorsqu’il pleuvait, et encore.

Le grain de sable

Cinq séances de course sur le tapis seulement ont suffi pour qu’une douleur apparaisse à la face externe de son genou droit, lui rappelant un syndrome de l’essuie-glace dont il avait souffert des années auparavant alors qu’il essayait des chaussures un peu plus épaisse qu’un magasin de sport lui avait proposé de tester. A cette époque, la douleur avait progressivement disparu en reprenant ses autres chaussures nettement plus fines, de type barefoot. Il n’a jamais su avec certitude si les chaussures plus épaisses avaient été à l’origine de cette symptomatologie, d’autant qu’il avait chuté peu de temps auparavant dans un pierrier et que son genou droit était brutalement parti en hyperflexion.

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Foulée et bras de levier. Pourquoi se priver de ce dont nous sommes dotés ?

En ces premiers jours de printemps, elle parcourt la nature qui s’éveille. Les foulées se succèdent à un rythme régulier. L’air frais et vivifiant du matin s’écoule le long de sa musculature saillante et la galvanise. Elle accélère soudainement, donnant l’impression de voler au dessus du sol. Ses mouvements sont fluides, harmonieux et équilibrés. Chaque appui est maitrisé et déroule parfaitement ; amorti, soutien, propulsion se succèdent à cadence élevée. Elle n’est pas seule, suivie par sa harde qui galope avec elle au milieu de la steppe mongole.

Si nous avons tous déjà vu galoper un cheval, nous n’avons pas forcément observé la façon dont il amortit les contraintes à chaque foulée. L’ensemble des mammifères, qu’ils soient digitigrades (marchant et reposant sur leurs doigts – chat, chien, guépard,…) ou onguligrades (marchant sur un ou plusieurs sabots – cheval, rhinocéros,…), amortissent la force de réaction au sol à chaque foulée grâce à un système de bras de levier qui constitue leurs membres antérieurs et postérieurs. Cette biomécanique du cheval pourrait-elle nous apprendre quelque chose sur la façon d’employer nos propres jambes lorsque nous courons ?

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Tenue de prise et efficacité, l’essentiel !

Tous les grimpeurs vous diront qu’on ne grimpe pas avec les bras mais avec les pieds et qu’il n’est pas nécessaire jusqu’au 7ème degré d’effectuer un travail spécifique des bras à l’aide d’une poutre ou d’une barre de traction. Une pratique régulière seule permettant d’acquérir progressivement une technique et un physique adaptés à ce niveau. Cependant, cette réflexion occulte la lente adaptation des doigts et des mains pourtant essentielle dans l’escalade. Car si effectivement nous cherchons à limiter au maximum le travail des bras, encore faut-il pouvoir tenir les prises. Il faut donc différencier la traction de la tenue de prise et nous devrions considérer les mains et les doigts des grimpeurs débutants comme atrophiés et devant se renforcer. Si nous percevons facilement l’évolution du dos et des bras des grimpeurs, celle des doigts, des mains et des avant-bras n’est pas considérée à sa juste valeur, voire passe inaperçu.

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-31% sur l’ebook Corriger le pied sans semelle

Pour continuer à vous informer et en raison des circonstances exceptionnelles que nous traversons, les éditions DésIris, via la plateforme Numilog, proposent la nouvelle édition de Corriger le pied sans semelle au format ebook au prix exceptionnel de 12,49 €.

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Entorse de cheville & barefoot – e-learning

En quoi l’adaptabilité de l’arche antérieure et le barefoot sont essentiels dans la prévention des entorses ?
L’adaptabilité contrôlée de l’arche antérieure est un des facteurs biomécaniques participant à la stabilité des appuis et de la cheville. Ainsi, dans un souci de prévention des entorses de la cheville, il est nécessaire de concevoir et de comprendre la complexité de la biomécanique du pied et ne pas limiter son action à une seule articulation. La fonctionnalité du pied dépend de la mobilité et du contrôle de l’ensemble des complexes articulaires. Pour accéder au cours cliquez ici (Cours en ligne offert sur le site de kinéformations). Le test final ne peut être effectué qu’à partir d’un ordinateur.

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Performer ou progresser ! – Ondra vs Honnold

 ‘’Le Free Solo c’est comme viser un exploit athlétique pour remporter la médaille d’or olympique, sauf que si on n’y parvient pas on meurt’’ explique Tommy Caldwell dans le reportage qui retrace l’ascension d’El Capitan par Alex Honnold. Certains voient en Alex Honnold un inconscient, voire un suicidaire, tandis que d’autres le voient comme quelqu’un de très réfléchi. Si une telle ascension nous semble totalement démesurée, c’est surtout parce que nous évaluons sa faisabilité à travers nos propres capacités, nos propres peurs ; ce qui est une erreur de point de vue, sauf si nous souhaitons déterminer le gap physique, technique et mental qui nous sépare d’une telle maitrise. Jean d’Ormesson aurait peut-être dit d’Honnold qu’il est optimiste puisque selon lui ‘’L’optimiste c’est celui qui fait ses mots croisés au stylo’’. Mais cette définition ne convient pas non plus.

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Adam Ondra, ses défauts de posture ou la robustesse d’un corps

Etre le meilleur ne veut pas dire être à son meilleur potentiel. Le corps d’Adam Ondra comporte de multiples déséquilibres et asymétries, dont deux pieds dits ‘’plats pronateurs’’ comme nous pouvons l’observer dans la vidéo intitulée ‘’Road to Tokyo #38 – What is the best body type for Climbing’’ alors qu’il est en short, le torse et les pieds nus. Des déséquilibres que nous retrouvons lorsqu’il grimpe mettant en exergue, par ailleurs, la robustesse du corps en général, c’est-à-dire la capacité du corps à mener une action alors que plusieurs ressources biomécaniques ne sont pas aux meilleures de leur potentiel, voire font défaut.

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Adam Ondra, the defects in his posture or the strength of his body

Being the best does not mean being at your best. The body of Adam Ondra has multiple imbalances and asymmetries, including two feet said ”pronator flat” as we can see in the video ”Road to Tokyo # 38 – What is the Best Body Type for Climbing”, when he appears in shorts, bare torso and bare feet. These imbalances, which are also visible when he climbs, stress the general robustness of his body, that is, its ability to act while several biomechanical resources are not at the best of their potential, or even lacking.

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