Parution / Corriger la posture et les instabilités articulaires en Coréen

자세 와 관절 의 불안정 을 교정 하기

Réveiller et exploiter pleinement les ressources biomécaniques qui sont en nous. Retrouver une dynamique corporelle plus proche de son meilleur potentiel.

Le corps autorise mille et une gestuelles et postures pour mener une même action mais rien ne nous garantit d’en automatiser spontanément la plus adaptée et la plus efficace d’un point de vue physiologique et biomécanique. Pour une action plus performante, il suffit d’avoir une conceptualisation plus précise du fonctionnement du corps et de savoir où nous nous situons, vers quoi nous pouvons tendre et les moyens à notre disposition.

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Développer son mental, grimper serein – 23 au 25 sept 2021 – Chambéry

Le mental est rarement abordé comme facteur de bien-être et de progression en escalade, nous ne visons pas la performance mais le confort. La réussite d’une voie se joue autant sur le mental que sur la technique et le physique, voire même plus sur le mental. Car vous pouvez posséder toutes les qualités requises pour réussir une voie (puissance, force, endurance, souplesse, technique,…), si vous n’êtes pas capable de faire taire votre peur ou de rester concentré, vous n’y parviendrez pas et le plaisir de grimper s’en trouvera diminué.

Nous mixerons travail mental (visualisation, relaxation, techniques respiratoires) et grimpe afin d’expérimenter et de mettre immédiatement en pratique les outils. Des outils transposables dans votre quotidien et qui participeront à votre développement personnel. Ce stage de 3 jours sera réalisé en collaboration avec Kathy Brigaud (Sophrologue, Initiatrice Escalade SAE/SNE FFCAM, ancienne gymnaste). Lire la suite

Pieds et randonnées – Entretien magazine  »Notre temps »

Entretien complet pour la rédaction de l’article ‘‘Des pieds en bon état de marche »; magazine Notre temps, juin 2021, n°618. Questions (Nathalie Szapiro-Manoukian), réponses (Fred Brigaud)

Y a-t-il une bonne façon de marcher ? De se chausser ?

Le sujet est extrêmement vaste. Pour commencer j’inverserai la question,  »y a-t-il une mauvaise façon de marcher et de se chausser ? » Et dans un second temps, je remplacerai le terme  »mauvais » par  »inadapté ». Inadapté à la physiologie de notre corps. Pour répondre à cette double problématique, il faut comprendre le fonctionnement du pied, c’est-à-dire les mouvements naturels au sein du pied et leurs fonctions lors de la marche. Nous ne parlons pas ici des mouvements du pied par rapport à la jambe mais bien des mouvements au sein du pied. Le pied est tout sauf un bloc rigide dont la forme n’évoluerait pas ou seulement dans de petites proportions. Pieds nus, debout en fente avant, lorsque nous décollons légèrement le talon du sol pour se retrouver en appui sur l’arche antérieure et que nous orientons notre genou vers l’extérieur ou vers l’intérieur en effectuant une rotation de hanche, notre talon se déplace latéralement de plusieurs centimètres par rapport à notre avant-pied en appui (8 cm pour un 43). L’arche interne de notre pied se creuse et s’aplatit instantanément au gré du mouvement comme nous pouvons le voir dans cette vidéo ci-dessous. Ce mouvement de torsion dépend de la souplesse et de la musculature du pied. Un mouvement essentiel en randonnée puisqu’il permet d’absorber, dans une certaine mesure, les légers dévers que présentent les sentiers que nous pouvons arpenter. Autre mouvement, celui de l’arche antérieure qui se situe à la base de nos orteils, et qui se moule à la forme du terrain en se bombant ou se creusant.

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Semelle, chausson thermoformé et chaussure de ski, un cocktail détonnant !

Extrait | Magazine AFESA printemps 2021 n°117 – Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est utile de contextualiser la réflexion. En décembre 2020 cela faisait 12 ans que j’avais arrêté de pratiquer le ski alpin et 28 ans que je n’avais pas rechaussé de skis de rando, plus précisément depuis le service militaire où j’officiais comme chasseur alpin. Entre temps, j’ai pratiqué la course à pied, pieds nus ou chaussé de chaussures totalement souples, au cours de laquelle la biomécanique du pied s’exprime pleinement. Ainsi, durant toutes ces années, mes pieds et mon ressenti corporel ont beaucoup évolué tout comme le matériel de ski de randonnée qui a gagné en légèreté, tant au niveau des skis que des fixations et des chaussures. Cependant, certains paramètres inhérents à la biomécanique du pied ne sont toujours pas pris en compte dans la conception des chaussures ou le bootfitting. Cela génère localement des zones de frottement irritant les pieds ou les malléoles, et à distance des tensions au sein des genoux ou des hanches selon la morphologie et la posture de chacun.

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Repenser l’équitation disponible en librairie

Le temps de la lecture équestre est venu ! Quoi de mieux qu’un palindrome numérique comme date de sortie 12/02/2021 (1202-2021). 320 pages, 107 figures et 18 vidéos pour illustrer nos propos.

Nous débutons l’ouvrage en citant Albert Jacquard, car il exprime l’état d’esprit que fût le nôtre tout au long de cette réflexion.

« Un échange d’idées, ce n’est pas le fruit d’un travail. Si bien que notre civilisation actuelle nous fait croire que les seuls biens à échanger sont les seuls biens que l’on a produits. Non, les vrais biens à échanger sont des idées […] c’est tellement plus important. […] Quand on aura échangé nos idées entre nous, nous aurons chacun deux idées, chacun trois idées, chacun mille idées… Tandis que j’ai un kilo de pommes, vous avez un kilo de cerises, on échange, à la sortie on a toujours le même nombre de pommes et de cerises. L’échange des biens matériels est un échange qui ne produit pas, alors que l’échange des idées est un échange qui produit. On est loin du travail, on est en pleine civilisation. »
Interview d’Albert Jacquard – L’avenir du travail, Production c’est arrivé près de chez nous, 1999

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Repenser l’équitation, un cheminement

L’équitation se résumait pour moi, à l’inverse de Joséphine (coauteure), à seulement quelques promenades et randonnées à dos de cheval sans rien savoir de sa locomotion, ni de la posture ou de la gestuelle du cavalier. Je n’imaginais pas le cheminement par lequel nous allions devoir passer pour mieux cerner les tenants et les aboutissants de cette pratique et le temps que cela allait nous prendre (6 ans). Au fur et à mesure que nous avancions, il est devenu évident que nous ne pouvions étudier la posture et la gestuelle du cavalier sans étudier la locomotion du cheval. Les outils actuels que sont la vidéo et le Slowmotion sont un régal pour les curieux que nous sommes.

À force de regarder 1001 galops et trots de chevaux à l’état naturel ou montés, un patron de course s’est dessiné, révélant les contraintes auxquelles le cavalier et le cheval sont soumis. Pour comprendre la locomotion du cheval, il a fallu étudier en parallèle celle du chat, du chien, du guépard, du rhinocéros, de la girafe… Il existe tellement de vidéos de ces différents mammifères accessibles sur internet que je ne manquais pas de matière. Ce fut pour moi un réel émerveillement que de voir apparaître progressivement les nuances de leur locomotion. Ou encore le fait que, selon qu’ils sont onguligrades ou digitigrades, ils emploient différemment leur squelette pour amortir la force de réaction au sol.

Sans le confinement, nous n’aurions pas pu terminer la rédaction de cet ouvrage, et peut-être même que nous n’aurions jamais pu le terminer. Ce confinement m’a permis d’arrêter de rebondir sur une multitude de sujets et d’accepter le fait qu’il n’est pas humainement possible de traiter tous les sujets, enfin en ce qui me concerne. Alors j’ai repris le temps de l’analyse, de l’échange… le temps d’aller en profondeur chaque fois que cela était nécessaire pour comprendre une notion, un mouvement, une posture, un geste, une contrainte… Poser une question, écouter la réponse, la reposer sous un angle différent, laisser quelques jours passer, et recommencer pour éclaircir chaque zone d’ombre et cerner son contexte.

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Prévention et compétition, une mascarade !

Une jeune athlète prometteuse, dont le corps commence à être en souffrance, ne parvient plus à suivre le rythme des entraînements. Comme elle a de bons chronos par rapport aux moyennes nationales, et pour qu’elle ne perde pas cette ‘’avance’’, elle est prise en charge par des professionnels de santé spécialisés dans la pratique sportive. A première vue la démarche semble saine. Cependant, le véritable motif de la consultation n’est pas d’être soignée, de prendre en considération ses besoins et d’adapter sa pratique à court, moyen et long terme, voire d’arrêter si cela lui est délétère, mais plutôt d’appliquer un traitement pour qu’elle puisse à nouveau suivre le rythme imposé pour rester dans la course au titre.

Nous ne soignons plus l’individu mais les conséquences des objectifs poursuivis, qui ne sont plus l’épanouissement du corps mais la reconnaissance au travers d’un résultat. Le titre prime sur l’individu et la concurrence fait suffisamment rage pour que cela continue ainsi. L’athlète n’est plus au cœur de la démarche. Il est devenu une marchandise au service de la fédération, plus ou moins modelable, mais surtout interchangeable s’il n’obtient pas les résultats escomptés ou si son corps n’est plus capable d’endurer l’intensité des entrainements imposés.

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Faut-il corriger un pied pronateur ?

La victoire de Joshua Cheptegei, athlète spécialiste des courses de fond et recordman du 10000m en 2020, qui présente des pieds ‘’pronateurs’’, peut nous amener à nous interroger sur l’utilité ou non d’améliorer la statique et la dynamique des pieds.

Une mécanique défaillante

Un pied dynamique dépend du contrôle du mouvement de flexion/extension de la cheville mais également de notre capacité à canaliser ce mouvement. Plus le pied reste dans l’axe de la jambe, plus le rebond est efficace. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la canalisation du mouvement ne dépend pas de la cheville mais des articulations sous-jacentes ; l’articulation sous-talienne, l’Interligne Articulaire de Chopart (IAC) et l’Interligne Articulaire de Torsion (IAT). Chez Joshua, ces différentes articulations ne sont pas maintenues, ses pieds ne sont ni gainés ni équilibrés. Certains pourraient y voir un mécanisme d’amortissement à l’image de la cheville qui fléchit lors de la prise d’appui pour amortir une partie de la force de réaction au sol. Cependant dans son cas, durant la phase d’appui, le pied s’écrase sans jamais revenir à son point d’équilibre. Les muscles qui contrôlent les différentes articulations précédemment citées sont inopérants, ils n’emmagasinent pas l’énergie mécanique et ne se contractent pas. Au lieu d’exercer une poussée sur une structure solide, élastique, c’est-à-dire un pied dont l’architecture est maintenue et réactive, celle-ci s’exerce sur une structure molle faiblement réactive.

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