L’agonie du simple ou la mort de la pensée simpliste

Frédéric Brigaud, Ultramag, Février 2016
SPORT – SANTÉ | LA PENSÉE COMPLEXE AU SECOURS DES BLESSURES

La blessure est traitée comme une panne mécanique : un symptôme, un traitement. Or la plupart du temps ce traitement n’agit qu’en surface, la faute à notre système de santé qui s’attache davantage aux conséquences qu’aux causes. Pour y remédier il faudrait faire appel à la pensée complexe. Car comme l’exprime si bien Henri Laborit  »L’expérimentation a pour méthode essentiellement d’observer un niveau d’organisation… Le physiologiste isole un segment d’organe ou un organe pour en étudier le comportement ou focalise son attention sur un système, cardio-vasculaire ou nerveux par exemple, dont il étudie un critère d’activité privilégié… Il faut regretter que le clinicien lui-même n’agisse généralement pas autrement en soignant « un cœur », « un estomac », « un foie », etc. ce qui consiste à l’isoler du contexte familial et socioculturel où vit l’organisme auquel il appartient. Cette attitude, rentable expérimentalement, est évidemment une cause de l’inefficacité fréquente des thérapeutiques s’adressant à la seule lésion organique… »

RÉCIDIVE

Marc consulte son médecin pour une douleur récurrente au niveau du genou, verdict : atteinte du ligament latéral externe et du ménisque. Antoine consulte un rhumatologue pour une lombalgie récidivante, verdict : protusion discale (stade précédant la hernie discale, le disque bombe dans le canal médullaire sans être rompu).

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